Enquête droits humains 2025 : les Belges connaissent leurs droits, mais s’inquiètent de leur droit à un niveau de vie suffisant
L’enquête d’opinion de l’Institut fédéral des droits humains a mesuré la perception et l’attitude des Belges vis-à-vis de leurs droits

La plupart des droits humains sont bien connus des Belges. C’est ce qui ressort de l’enquête d’opinion sur les droits humains menée par l’Institut fédéral des droits humains (IFDH). « Les résultats montrent que les droits humains occupent une réelle place dans la société, mais il est essentiel de poursuivre la sensibilisation pour clarifier ce qu’ils signifient concrètement dans la vie quotidienne », déclare Martien Schotsmans, directrice de l’IFDH. Fait marquant : 41 % des Belges estiment que leur droit à un niveau de vie suffisant n’est pas respecté.
Dans son enquête d’opinion, l’Institut fédéral des droits humains (IFDH) s’est intéressé à plusieurs questions : quels droits humains les Belges connaissent le mieux, dans quelle mesure ils s’en préoccupent, s’ils estiment que les droits sont respectés dans le pays et s’ils adhèrent ou non à une série d’affirmations.
La plupart des droits humains sont relativement bien connus : pour la majorité d’entre eux, nettement plus d’un Belge sur deux - en moyenne environ 62 % - en a déjà entendu parler.
« Deux droits fondamentaux se distinguent nettement : la liberté d’expression et le droit à la vie privée, qui sont connus de plus de 85 % de la population. Les chiffres montrent donc que certains droits sont solidement ancrés dans la société », explique Martien Schotsmans, directrice de l’IFDH.
Les Belges attachent de l’importance au niveau de vie, à la santé et à un environnement sain
L’enquête révèle aussi qu’un Belge sur quatre (25 %) se dit très ou extrêmement préoccupé par ses droits fondamentaux. Environ 16 % de la population estiment même que leurs droits sont restreints dans une large ou très large mesure. Le droit à un niveau de vie suffisant ressort largement comme la principale préoccupation : quatre personnes sur dix (41 %) considèrent qu’il n’est pas respecté en Belgique.
Les réformes en cours concernant certains droits sociaux - comme les pensions, les allocations de chômage ou encore le droit de grève - comptent parmi les sujets suivis de près par une partie de la population. Le droit à un niveau de vie suffisant englobe notamment le droit au logement, l’accès aux soins de santé et l'accès à une alimentation suffisante et saine. Ces droits humains sont profondément ancrés dans la vie quotidienne, ce qui explique qu’ils occupent une place centrale dans les préoccupations des citoyens.
« Beaucoup de Belges s’inquiètent notamment de pouvoir avoir un toit au-dessus de leur tête, d’avoir accès à une alimentation suffisante ou de pouvoir acheter des médicaments à un prix abordable. Au total, 36 % d’entre eux ont désigné le droit à un niveau de vie suffisant comme droit le plus important pour eux, juste derrière le droit à la santé (46 %) », précise Martien Schotsmans.
Après le droit à un niveau de vie suffisant, les Belges mentionnent le droit à un environnement sain (34 %) et le droit à la vie privée (32 %) comme étant les droits les moins respectés selon eux.
L’enquête d’opinion de l’IFDH montre que les Belges sont, dans l’ensemble, assez conscients de leurs droits fondamentaux. Mais une information claire et une sensibilisation continue demeurent indispensables pour mieux faire comprendre ce que ces droits signifient concrètement dans la vie de tous les jours, conclut l’IFDH.
À propos de l’IFDH
L’Institut fédéral des droits humains (IFDH) est une institution publique indépendante qui protège et promeut les droits humains en Belgique. L’IFDH s'efforce de créer une société où les droits humains de tous et toutes sont respectés de manière égale. Par ses avis, recommandations et rapports, il contribue à améliorer le respect des droits. L’IFDH soutient les lanceurs d'alerte qui signale des abus ou de la fraude dans le cadre du travail. Il est aussi le point de contact dans la lutte contre les poursuites-bâillons (SLAPP). Au sein de l’IFDH est installé le Mécanisme national de prévention (MNP), qui visite les lieux de détention fédéraux pour prévenir les mauvais traitements. L’IFDH suit également la mise en œuvre des obligations internationales de la Belgique et collabore régulièrement avec d'autres organisations.
Plus d’infos sur www.institutfederaldroitshumains.be
